Alors, nous voilà arrivés à Fort Dauphin !
Rien de particulier, si on prend en compte le fait qu'on soit à Mada...
Voyons voir ce qu'il s'est passé depuis notre escale à Fianarantsoa : Départ en 4x4 pour Androrangavola (100 km de route + 24 km de piste), le 4x4 n'étant pas assez haut et puissant pour cette piste il a du nous abandonner au bout de 11 km de piste, restait 13... La chance étant au rendez-vous, un autre 4x4 plus efficace mais moins confortable suivait derrière (ce genre de phénomène s'est reproduis plusieurs fois depuis, la suite vous en dira plus), donc fin de la piste assis sur des bidons de pétrole.
Arrivée donc le jeudi 10 décembre dans l'après midi à Tsararano, quelques heures de marche après Androrangavola (pure brousse gasy), chaleur tropicale et orages au rendez-vous pendant quatre jours, résultat : coincés dans la case tout le temps, trop chaud dans la journée, trop humide dans la fin d'après midi. Ceci étant, de bonnes soirées au tokagasy (rhum local), un film suivra !
Départ de Tsararano le dimanche matin, objectif : obtenir un papier du curé d'Androrangavola, objectif non atteint, curé pas là... Du coup on a continué la marche jusqu'à la route (Ambodihazo, en tout 35 km de marche sous un soleil brûlant qui a finit sous une pluie torrentielle, orage furieux qui nous a bien trempés. Ce fut une journée des plus harrassantes, même si on portait pas nos bagages (c'était vraiment vraiment vraiment très dur...foi de Géraud). Pas d'hôtel à Ambodihazo sauf un lit en paille plein de puces (laissez tomber, on a préféré atteindre la première ville avec le premier taxi-brousse dispo pour un hôtel digne de ce nom : du coup, petit retour en arrière vers Ranomafana)
Le Lundi, on partait retrouver l'oncle d'Olga quelque part au bord de la rivière : quelques heures de taxi-brousse suivi de quelques heures de pirogue. A ce sujet : les malgaches ont la facheuse tendance à ne pas savoir exprimer les temps de trajet et à ne pas mesurer les dangers des pirogues mal équilibrées. Cette pirogue avait la forme d'une banane, on transportait la caméra ce qui rendait une chute dans l'eau fort peu désirable, on a donc remonter le fleuve Namorona pendant au moins trois heures, les piroguiers poussant de leurs bras fébriles l'embarcation à travers le fleuve à contre-courant malgré quelques passages fort rocheux (petits rapides). Enfin, on est arrivés,soirée paisible, on est reparti le lendemain vite fait dans une bien meilleur pirogue, la descente étant plus aisée.
Cela nous amène à mardi 15 décembre à Manakara pour nous remettre de ces cinq jours en brousse dans un bungalow tranquille pendant deux jours, plaisirs de la douche, des toilettes, des bons repas... Objectif : rejoindre Fort Dauphin par l'est (quelques uns disaient cette route non praticable).
Du coup, on s'est ramené au bout de la route allant vers le sud le jeudi 17, à Vangaindrano où on a retrouvé le frère de Guillaume (l'oncle de Seze à Tana), Bertrand, même numéro que son frère, vazaha implanté dans un lieu pommé pour récolter des épices et en faire de l'huile essentielle. Deux nuits à moindre frais, avec un confort minimum.
Samedi 19 on a découvert un 4x4-brousse, vieux Lande Rover qui partait pour notre objectif, Fort Dauphin, on a décidé à nos risques et périls de prendre ce 4x4 plutôt que d'attendre le dimanche le départ du camion-brousse, bien moins confortable.
Départ prévu à 7h00, décalage horaire malgache pris en compte : vrai départ vers 11h30. Du coup, on n'a pas pu arriver au village où se situait l'hôtel (Manantenina), le 4 ème bac pour traverser la rivière ne voulant pas nous faire traverser de nuit (ou alors moyennant frais), donc on a dormi sur la route, 6 dans le 4x4, moi dehors avec les moustiques, dure dure nuit.
Après le 5ème bac, la roue avant a décidé de s'arrêter au bord de la route, emportant avec elle son disque de frein, réparation impossible (à savoir qu'on était déjà tombé en panne deux fois avant ça : suspension avant réparée par les soins de notre chauffeur, puis panne de batterie heureusement un autre véhicule suivait derrière (vous voyez ?) et a relancé notre moteur). Juste après avoir perdu cette roue, un taxi-be (gros camion remplis de voyageurs) nous a récupéré, et ce fut le deuxième moment le plus difficile de notre séjour jusqu'à aujourd'hui : 10 heure de piste, assis sur un bout de ferraille avec un autre bout de ferraille sur la colonne vertébrale, empêchant tout désir d'appuyer le dos en arrière, donc deux bras fatigués ont du aider à faire face à cette situation. Rajoutons à cela une musique extrêmement forte dans les oreilles, des odeurs de gasoil, rhum, poissons et j'en passe, ça fait un peu trop, j'ai un peu craqué... me suis énervé contre la pauvre Olga qui n'y pouvait rien, mais c'est passé maintenant... Ah oui, j'ai aussi perdu mes lunettes, ce qui n'est pas rien vu tout ce qu'il y a à voir ici encore... Heureusement, j'ai encore une vieille paire de lentilles dans mon sac, un peu d'eau physiologique, espérons que ça tienne le temps de trouver un opticien (y'en a pas à Fort Dauphin en tout cas).
Bon, on va rester un peu sur Fort Dauphin, on pense jusqu'au 25/26 décembre et voir si on peut remonter la côte sud-ouest par la piste (certains disent que c'est possible, d'autres non). Pour l'instant, on va visiter la région, il parait qu'elle vaut le coup d'oeil, on vous raconteras.
Bises à tous ce qui lisent le récit de nos aventures !
Quel plaisir de retrouver cette chère ville de Fianarantsoa, avec une vitesse de connection internet se rapprochant de celle d'un escargot atteint de polio... Enfin, on y est, on a repris contact avec nos anciens patrons, plongés dans la crise autant politique qu'économique. Les uns disent qu'il faut prévoir un hôtel de luxe (100 000 euros) les autres restent confiants sur l'idée d'un hôtel de gamme moyenne (20 à 50 000 euros). Dans tous les cas, il semble irréaliste de pouvoir acheter pendant notre séjour (ce qui n'était pas forcément le but du voyage). On va donc faire le tour, prendre les températures locales afin de mieux cibler nos objectifs, repérer la région et on reviendra pour plus de temps. Demain, nous partons pour Androrangavola, si possible en 4x4, on ira ensuite rejoindre Fort Dauphin par l'est, probablement en camion brousse (ça promet !) ou en 4x4 si on en trouve sur place (mais les camions passent mieux que les 4x4), pour suivre la côte jusqu'à Tuléar où on passera peut-être noël.
Pour les photos, je vais laisser tomber, d'une j'ai pas amené le cable, de deux ça prendrait trop de temps à charger, je mettrai en ligne en rentrant quand j'aurai l'adsl !
Sur ce, je vais m'empresser d'envoyer ce message afin de m'assurer que ça passe, bises à vous tous, les prochaines nouvelles ne seront peut-être pas pour tout de suite.
Fin de journée orageuse sur Tana, quel plaisir de retrouver cette chaleur tropicale, malgré sa tendance à véhiculer microbes, bactéries et moustiques...
Heureusement, la maison où on loge sert d'entrepôt pour les huiles essentielles ce qui semble faire fuir les moustiques, déjà ça de gagné ! Autre victoire, les renseignements de nos chers hôtes vazaha semblent confirmer notre plan d'attaque, bien qu'un mois et demi risque d'être short pour fignoler l'achat, on va tenter de se rendre au plus vite sur notre premier objectif : Fort Dauphin.
Programme des prochains jours : lundi administrations malgaches à Tana, mardi départ pour Fianarantsoa, mercredi prise d'infos diverses sur Fiana, jeudi départ pour Tsararano (village de la mère d'Olga)... Donc possibilité de mettre à jour le blog mercredi ou au retour de Tsararano.
J'ai pas pris des masses de photos sur Tana (deux en tout), mais je me suis rempli les yeux avec tous ces gens et enfants qui circulent sur des routes plus ou moins dévastées et parfois franchement étroites, ces collines pleines de maisons aux couleurs et matériaux variés, de ruelles étroites, ces plaines pleines de... riz.
En espérant pas trop tarder pour mise en ligne de photos et suite du périple, on vous envoie un max d'ondes rayonnantes de chaleur.
on prend la direction de notre destination finale
l'île de MOHELI
1h30 de taxi brousse vers le sud
depuis Moroni pour rejoindre le village de pêcheurs de Chindigui
3h de barque de pêcheur ...
ballade sympa à l'aller entre dauphins, mer calme et poissons volants ...
(ça ne sera pas la même, à notre retour 10 jours plus tard !)
et nous voilà enfin à Nioumachoa
côte Est de MOHELI ...
petites ballades dans le coin...
sur et dans l'eau
dans les cocoterais et champs d'ylang-ylang ...
... ses casinos,
ses voyageurs...
ses batailles de coq dans la rue...
ses villages de pêcheur
son ambiance
ses ruines...
ses toilettes... ses baobabs
et ses bao boas...
ses grimpeurs au pied marin...
ou aérien...
pendus aux stalactites telles des chauve-souris
caresser la colonne des dinosaures
ses îles...
ses acrobates
ses équilibristes.
Pourquoi retourner au même endroit ? une île, on en fait vite le tour, et puis ya pas grand chose à faire... difficile de répondre en quelques mots, on pourrait dire qu'un piètre grimpeur se voit pousser des ailes pour se retrouver le soir à boire un punch sur le sable loin de tout, avec des potes, des bernard-lermites, des dauphins, des poissons, et déjà le projet d'y revenir !!
Camille dans le canyon...
pour une fin de parcours face au piton de sucre...
une petite photo de la famille
Quelques photos d'anniv ou de ballades
Une fleur pour les filles qui auront annulé leur concert live car Mila la chanteuse ne voulait pas jouer sans son frère ...
En vidéo, pour ceux qui connaissent la maison, allez voir une petite vidéo d'il y a qques années, un tee shirt offert à celui qui reconnait la voix du chauffeur de scène...