Voila, Holidaily s’est terminé après plus de 8 mois de voyage, de rencontres et de découvertes. Au total, nous aurons traversé 20 pays pour en visiter 11. Tout ça pour grimper dans 35 sites d’escalade, ramener plus de 13,5 Go de photos et passer une année à profiter de la vie… merci à tout ceux qui ont suivi notre parcours sur ce blog
Holidaily c’est donc 245 jours sur les routes mais combien de kilomètres avons-nous parcouru ?
A vous de nous le dire pour tenter de gagner ça, un petit aperçu
de chacun des pays visités :
pour vous aider, vous pouvez visualiser notre parcours ci-dessous :
Et maintenant à vous de jouer, envoyez vos estimations (une seule par personne) avant le 25 décembre à l’une de nos adresses mail. Celui ou celle qui se rapprochera le plus de la bonne réponse remportera la totalité des cadeaux. En cas d’égalité, c’est la réponse la plus rapide qui sera gagnante. Celui ou celle qui donnera la réponse exacte… aura droit à rien du tout parce qu’il aura triché !
Nous nous permettons ensuite une petite escapade d'une journée en Bosnie pour visiter Mostar. Ici, on se rend un peu plus compte qu'une guerre a sévi il n'y a pas si longtemps...
Et nous rejoignons enfin le dernier grand site d'escalade de ce tour d'Europe : Paklenika et son calcaire incroyable
pas facile de grimper ici : le site se trouve dans un parc payant et nous commençons un jour de gratuité. Résultat : il faut presque faire la queue pour avoir le droit de se prendre une claque dans des 6a bien patinés où il faut se donner pour enchainer
on prendra quand même bien du plaisir pendant 4 jours mais une fois de plus, on n'est pas vraiment équipés pour s'attaquer aux grandes voies, qui sont la spécialité du coin
et enfin nous prenons la route du retour, un peu poussés il faut le dire par le mauvais temps (on s'en rend pas trop compte sur les photos mais on les a bien choisies...)
un dernier passage en Italie nous permet de passer par Verone, qu'on avait mis de côté précédemment, comme ça on a pu voir "le" fameux balcon de "la" Juliette ainsi que les messages de tous les amoureux kitsch qui sont passés par là
Pour rejoindre la Croatie, plusieurs options s’offrent à nous : longer la côte en traversant l’Albanie ou faire un petit détour par l’intérieur. On choisit la 2° option qui nous fait passer par l’Albanie, la Macédoine, le Kosovo et le Monténégro.
On pensait avoir vu le pire pour ce qui est de l’état des routes en Roumanie et Bulgarie mais c’était sans compter sur l’Albanie ! Ici encore plus qu’ailleurs on a vraiment le sentiment que l’Iveco en prend un coup.
Cette traversée nous coutera tout de même cher en taxes diverses (séjour, assurance, écologie) chaque pays ayant choisit une option différente pour nous soutirer de l’argent.
On réussira tout de même à éviter les mines et à passer sans encombre les nombreux contrôles policiers pour arriver en Croatie.
Première étape farniente et lessive dans la région de Thessalonique. Nous ne pourrons pas y visiter la péninsule du mont Attos, les femmes n’y étant pas admises (apparemment une légère tendance à se glisser dans le lit des moines !)
Petit décrassage dans le site mythique des météores. Ici pas de perfs vu l’équipement mais un véritable plaisir de grimpe (et d’engagement)
Rapide passage à Delphe et Athènes. On décide de stopper là les visites de vieilles pierres et de suivre les conseils du routard : « le dépaysement se trouve là où il n’y a rien à voir »
Arrivés dans le Peloponèse, Zeus nous fait subir ses foudres. On parvient malgré tout à grimper et à prendre du bon temps
Après avoir quitté nos deux compères de route (Pierre et Marie) partis pour l’Italie, on fait un rapide passage sur l’ile de Corfou pour finir en beauté ce périple au pays des Dieux
Après avoir terminé la Roumanie en musique, on commence la Bulgarie sur le même rythme
La Bulgarie ressemble beaucoup à la Roumanie hormis quelques détails
Le plein d’eau
Trouver son chemin sur les routes, en rando ou sur les topos
Passage à Vratza, le plus grand site de grimpe du pays, des falaises jusqu’à 400m et quelques spots de voies de 30m bien équipés à la française
Petite rencontre sympa avec les archéologues locaux, bière et whisky en prime à 10h du mat
Melnik, capitale du vin Bulgare, on y apprécie davantage sa cuisine que son « sang d’ours » !
Ascension des plus haut sommets du pays et découverte de la faune locale
et quelques autres bons moments en vrac :
Partis sur la trace des vampires au fin fond des Carpates, nous trouverons principalement des boutiques aux étals remplis d’objets plus ou moins douteux à l’effigie de Vlad Tepes, le Roumain ayant inspiré les comtes de Dracula.
A défaut de vampires, on rencontrera quelques authentiques autochtones à l’allure plus sympatique.
Ils viendront même renifler l’Iveco pendant la nuit, on se demande encore ce qui a bien pu les attirer ?... peut-être une digestion un peu difficile pour Max de la goulasch locale…
Pour finir en musique la découverte du pays, petit passage au premier teknival Roumain dans le Delta de Danube. Même si la communication n’a pas toujours été aisée avec les locaux (voir le petit film) on gardera un excellent souvenir de ce pays et de ces rencontres plutôt atypiques.
Une rapide traversée de la Slovaquie nous fait passer en une semaine, accompagnés de Pierre & Marie, à travers les montagnes des Mala Fatra, Hautes et Basses Tatras, et Paradis Slovaque. Au menu, quelques randonnées plus ou moins longues, avec un temps assez maussade pour le plus haut sommet que l’on fera, à plus de 2000m.
Avant de quitter ce pays, petite vidange du moteur assisté pas Pierre
Et avant de rejoindre la Roumanie, notre future étape, passage express de moins de 24 heures en Ukraine pour faire le plein (80 centimes/litre faut pas s’en priver). On fera quand même un resto avant de quitter nos collègues en Mercedes qui eux poursuivent dans ce pays (on se retrouvera plus tard). Grâce aux talents de Mélanie en dessin, on saura à peu près quoi commander (du porc ou du porc)… c’est aussi un avant gout de Bulgarie, tout étant aussi écrit en Cyrillique (pratique pour les panneaux routiers…).
Tout avait si bien commencé… les châteaux comme dans les
comtes de fées, les ballades bucoliques en foret, les jolies chaumières
typiques du nord de la Tchéquie, ses grès magnifiques…
Et puis ce fut lors de
la visite de la brasserie Pilsner Urquell que tout dégénéra. On prit conscience
que la Tchéquie était avant tout le pays de la bière. Du coup, pour la
connaitre vraiment, il nous fallait les gouter toutes.
Marc nous ayant rejoint à Prague, il n’eut aucune difficulté à se plier au jeu. Heureusement pour moi, il existe les bières de 30cl, seulement il ne faut pas oublier de le préciser à la commande sans quoi 2 tournées et c’est déjà un litre de bière écoulé.
Petit topo sur l’escalade Tchèque
Le maitre mot ici c’est « l’éthique ». L’équipement des voies suit quelques règles essentielles :
- Jamais de point rapprochés de moins de 5 mètres. Une exception possible par voie en cas de plusieurs pas durs successifs, mais jamais moins de 3 mètres. Soit en général 2 à 3 points par voie.
-
le reste des protections se fait à l’aide de sangles et de ficellous mais interdiction d’utiliser friends ou coinceurs, ils risqueraient d’abimer ce grès si tendre.
- Pof d’ailleurs interdite pour les mêmes raisons.
N’ayant pas de « Régis » sous la main comme certains… on a dut louer un « Stanislas » tout aussi sympa pour nous initier à la pratique Tchèque. Dans ces conditions, pas de perf mais beaucoup de plaisir à grimper ces belles tours de grès. A bon entendeur, à qui aime l’engagement, l’escalade façon montagne ainsi que la bière… bienvenue au Paradis Tchèque.
Pour finir en beauté notre session Tchèque, petit passage au BreakFest où nous retrouvons Pierre et Marie rencontrés lors de notre première soirée à Prague. Du coup, la suite de notre parcours se fera à 4 et 2 camions sur les routes de la Slovaquie.
Un rapide passage en Autriche nous permet de confirmer ce à quoi on
s’attendait : une destination idéale pour les familles et les cars
du 3° âge. On visite quand même quelques coins sympathiques sur notre route
reliant l’Italie à la Tchéquie : le
Tyrol, Innsbruck, Salzburg, les Krimmler Wasserfalls
(regardez
en vidéo ce que ça peut
donner) ainsi que quelques petits villages typiques.
Enfin, un passage par le moins sympathique camp de concentration de Mauthausen nous permet de nous remémorer quelques sombres passages de notre histoire.
A noter quand même qu’on a cru revivre un remake de « Boscodon massacre » lorsqu’en pleine nuit, garés au milieu d’une foret, les essuie-glaces et les warnings se mettent en marche tout seul (attention avec le multivan rouge…). Le lendemain les phares s’y mettent et un passage chez Iveco semble inévitable. Ce sera notre première expérience d’une nuit enfermés dans un garage. Espérons que ce sera la seule.
Une des choses qui nous aura le plus frappé en Italie, c’est le vert des paysages. Et pour cause, une fois de plus, la pluie s’invite avec nous dans les Dolomites. Malgré tout, on décide de s’armer de courage, de K-ways et de polaires pour randonner au milieu de ces majestueuses montagnes et affronter les éléments (même la neige). On n’ira tout de même pas jusqu’à grimper, ces parois imposantes nous laissant perplexes.
Puis direction Arco, temple de l’escalade en Italie, bondé d’Allemands, d’Autrichiens, de Tchèques, de Polonais… et de 2 Français : nous. Notre première véritable journée de grimpe dans ces voies polies par les trop nombreux passages sera tout de même écourtée : suite à une mauvaise chute on se transforme en secouristes pour transporter un Allemand jusqu’à l’hôpital.
Ensuite, après maintes réflexions, on décide de rallonger notre parcours de quelques kilomètres pour retrouver Julie et Nat à Turin au Tree Climber Europeen Championship. Pendant 3 jours on fait le plein de rencontres, de bars, de Français et de grappa. Tout ça pour être apte à encourager notre représentant local même si cela ne l’a pas beaucoup aidé.
Nous clôturons ce séjour Italien dans une ambiance plus familiale en retrouvant pour le week end la maman de Max et son ami pour visiter la région des lacs.
Nous repassons quand même par Arco pour une dernière session grimpe. Mais à force de suivre le proverbe « chi va piano va sano e va lontano » voila déjà un mois et demi que nous sommes dans ce pays à manger pates, pizzas et glaces. Il est temps de se diriger vers l’Autriche.